Extrait – Inventaire Naturaliste LPO

Extrait Inventaire de la LPO

En 2023, les détectives de la nature ont fait le tour de domaine sur 3 saisons différentes . Leur mission ? Scruter la vie végétale, les oiseaux, les amphibiens et reptiles, les mammifères, ainsi que quelques insectes VIP (papillons, libellules, criquets). Armés de jumelles et d’oreilles de lynx, ils ont traqué les indices de vie (empreintes, fèces…) avec brio.

Le rapport final rassemble les observations des volontaires de la LPO de 2021, les trouvailles des naturalistes du réseau LPO Anjou (06/06/2023, Collectif, www.faune-anjou.org) et les découvertes de 2023 sans oublier les nombreuses observations d’étudiants bénévoles.

Les Oiseaux

46 espèces Observées

Au moins 21 espèces sont nicheuses principalement dans les vieux arbres mais aussi sur le bâti. En effet, une colonie de reproduction de Corbeaux freux (nid dans le haut des arbres) et une colonie de reproduction de Choucas des tours (trous des platanes et du château) a été observée. Ces oiseaux se reproduisent entre mars et septembre. Pendant cette période de reproduction, les oiseaux nicheurs sont sensibles aux dérangements.

Un bon potentiel d’accueil de nidification

Le site présente un potentiel d’accueil de nidification de plusieurs espèces (Effraie des clochers, Chouette hulotte) par la pose de nichoirs. Il est également envisageable d’augmenter les capacités de nidification d’espèces déjà nicheuses (mésanges) voire tenter de “déplacer” les choucas qui nidifient sur le château vers des nichoirs. Les récentes plantations de haies apporteront dans les 5 à 10 ans qui viennent de nouveaux sites de reproduction notamment à des espèces nicheuses des strates arbustives (Linotte, Chardonneret, Verdier, Pouillot véloce, Rougegorge…) dans la mesure où ces haies ne seront pas trop taillées .

Les reptiles et Amphibiens

Deux espèces, le lézard des murailles et la grenouille verte, ont été récemment répertoriées par les experts de la LPO. Plus tard, une couleuvre verte et jauneadulte (Hierophis viridiflavus) a été identifiée. Ce serpent est habituellement retrouvé dans des zones de broussailles et de pelouses bien exposées au soleil. Non venimeux, il ne représente aucun danger pour l’homme. Timide, il prend généralement la fuite avec agilité dans les herbes lorsqu’il se sent menacé et ne manifeste jamais d’agressivité spontanée. Bien que sa population ne semble pas être en danger en France, ses habitats naturels ont été considérablement réduits par l’agriculture intensive dans certaines régions, entraînant une raréfaction de l’espèce par endroits.

Les Mammifères

Au moins cinq espèces ont été observées, incluant une colonie de reproduction de Grands Rhinolophes (chauves-souris) comptant au moins sept femelles le 6 juin 2023. Cette colonie représente l’un des principaux intérêts du site, car l’espèce est rare et connaît un déclin marqué dans le nord-ouest de l’Europe. L’espèce est classée comme « quasi menacée » au niveau européen et représente une priorité majeure dans la région des Pays de la Loire. Le Grand Rhinolophe est d’une importance capitale (niveau de priorité : 1) au sein du plan d’action national pour les chiroptères – adapté au niveau régional des Pays de la Loire, visant à approfondir les connaissances sur cette espèce. Au Château, il est essentiel de maintenir les accès aux dépendances ouverts. En cas de projets de rénovation, la collaboration anticipée avec la LPO est indispensable pour préserver cette colonie.

Les Grands Rhinolophes

Le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) est une chauve-souris de taille moyenne, reconnaissable par son museau en forme de fer à cheval, avec une feuille nasale complexe qui aide à diriger les ultrasons lors de l’écholocation. Son pelage est généralement brun-grisâtre sur le dos et plus clair en dessous. Les oreilles sont grandes et triangulaires, typiques des espèces qui chassent en plein vol.

Le Grand Rhinolophe joue un rôle crucial dans l’écosystème en régulant les populations d’insectes, contribuant ainsi à l’équilibre écologique et à la protection des cultures. Bien que moins impliqué dans la pollinisation que les abeilles, il aide certaines plantes nocturnes en se nourrissant de nectar. Sensible aux changements environnementaux, le Grand Rhinolophe sert d’indicateur de la santé des écosystèmes. De plus, son étude fourni des informations précieuses pour la conservation et la compréhension des habitats locaux.

Grand rhinolophe (rhinolophus ferrumequinum)

Les Insectes

Dans le domaine notamment dans la “prairie à coupe tardive”, notre Perma Parc, 4 espèces communes d’Odonates (libellules) ont été observées. Ont aussi été répertoriées, 15 espèces communes de papillons de jours et 11 espèces de nuit. Elles étaient principalement toutes à butiner les plantes à fleurs. Au moins 46 autres espèces furent
observées et plusieurs d’entre elles étaient des espèces auxiliaires. Ils rendent plusieurs services à l’agriculture, lui permettant d’être plus efficace et durable.

La nature fait bien les choses… là où serait venu Napoléon III on a retrouvé l’araignée Napoléon ! C’est une petite araignée-crabe facilement reconnaissable grâce à sa forme arrondie et à la tache noire sur son abdomen jaune ou rouge, qui évoque le bicorne de Napoléon. Malgré sa taille modeste, l’araignée Napoléon joue un rôle important dans la régulation des populations d’insectes, contribuant ainsi à l’équilibre des écosystèmes floraux.

Les insectes auxiliaires, comme les coccinelles, les abeilles et les coléoptères, sont essentiels dans les écosystèmes. Il contrôlent les populations de ravageurs, pollinisent les plantes, et décomposent la matière organique, enrichissant ainsi le sol. Leur rôle est crucial pour maintenir l’équilibre écologique, la biodiversité et la durabilité agricole. Quelques espèces observées dans le parc cherchent ici des lieux de pontes et d’alimentation (bois morts, plantes).

Les Plantes

Plus de 130 espèces de plantes sauvages ont été observées sur le domaine du Château. Elles sont majoritairement toutes communes ou très communes à l’exception d’une d’entre elle : La Pentaglottis Sempervirens. Elle est protégée en Pays de la Loire et est inscrite sur la liste rouge des espèces quasi-menacées dans la région !

Les herbes naturelles

Les herbes hautes, souvent qualifiées de « herbes folles » ou de « mauvaises herbes », jouent un rôle crucial dans la conservation des écosystèmes et la croissance des jeunes arbres. Elles offrent un habitat et une source de nourriture pour une multitude d’insectes, d’oiseaux et de petits mammifères, contribuant ainsi à la biodiversité. Ces herbes aident également à protéger le sol contre l’érosion en retenant l’humidité et en stabilisant les sols avec leurs racines. De plus, elles agissent comme une couche protectrice pour les jeunes arbres, réduisant l’impact direct du vent et du soleil, ce qui favorise une croissance plus saine et plus robuste. Leur présence améliore ainsi la résilience et la santé globale des écosystèmes forestiers.

La Pentaglotis Sempervirens

Communément appelée la « Consoude sempervirente » ou « Herbe aux cinq langues », est une plante herbacée vivace de la famille des Boraginacées. Originaire d’Europe, elle est souvent trouvée dans les zones boisées, les haies et les terrains vagues. La plante se caractérise par ses feuilles rugueuses, en forme de cœur et persistantes, ainsi que par ses fleurs bleu vif en forme d’étoile, qui apparaissent du printemps à l’été. Ces fleurs sont regroupées en grappes terminales, attirant divers pollinisateurs.

La Pentaglottis Sempervirens joue un rôle important dans les écosystèmes en soutenant les pollinisateurs, en fournissant un habitat et une source de nourriture pour diverses espèces, en améliorant la qualité du sol et en stabilisant les sols. Sa présence favorise la biodiversité et la santé écologique des habitats où elle se trouve.

Consoude ou Pentaglotis Sempervirens

Jeu d’observation – Les 14 présences du vivant

Bienvenue dans le jeu d’observation du parc !

Placez-vous devant le kakémono « Espace Naturel » qui vous présente 14 photos d’espèces observées ou présentes dans l’environnement du Château : oiseaux, plante, insectes, reptile, mammifère…
Votre mission : retrouver le nom de chaque espèce à partir des photos et des indices.

Les espèces à retrouver

Comment jouer ?

  1. Observez les 14 photos numérotées sur le kakémono.
  2. Lisez les indices ci-dessous.
  3. Associez chaque numéro au bon nom dans la liste proposée.
  4. Notez vos réponses sur votre téléphone ou sur papier.
  5. Passez à l’accueil pour vérifier votre score.

Geai des chênes
Indice : oiseau coloré avec du bleu sur l’aile, connu pour cacher des glands.
Photo n° : ………

Coccinelle à sept points
Indice : rouge avec sept points noirs.
Photo n° : ………

Grand rhinolophe
Indice : chauve-souris au nez en forme de fer à cheval.
Photo n° : ………

Cétoine dorée
Indice : insecte vert métallisé, brillant comme un bijou.
Photo n° : ………

Choucas des tours
Indice : petit corvidé noir, souvent lié aux tours, vieux murs et cavités.
Photo n° : ………

Pentaglottis sempervirens
Indice : plante vivace aux fleurs bleues.
Photo n° : ………

Faucon crécerelle
Indice : petit rapace capable de faire du surplace dans le ciel.
Photo n° : ………

Œdémère noble
Indice : insecte vert dont le mâle a de grosses cuisses arrière.
Photo n° : ………

Pic épeiche
Indice : oiseau qui grimpe aux arbres et tambourine sur les troncs.
Photo n° : ………

Couleuvre verte et jaune
Indice : grand serpent non venimeux, rapide et discret.
Photo n° : ………

Syrphe ceinturé
Indice : ressemble à une guêpe, mais c’est une mouche utile au jardin.
Photo n° : ………

Mésange charbonnière
Indice : petit oiseau à tête noire, joues blanches et ventre jaune.
Photo n° : ………

Téléphore fauve
Indice : insecte orangé souvent visible sur les fleurs.
Photo n° : ………

Gallinule poule-d’eau
Indice : oiseau d’eau au bec rouge et jaune.
Photo n° : ………

Fin du jeu

Vous avez retrouvé les 14 présences du vivant ? Rendez-vous à l’accueil pour découvrir les bonnes réponses et vérifier votre score.